Quand le gouvernement viole les droits du peuple,
l’insurrection est pour le peuple le plus sacré et le plus indispensable des devoirs
(Constitution de l'an I du 24 juin 1793)
Alors il faut prendre les choses comme elles sont,
car on ne fait pas de politique autrement que sur des réalités
(Charles de Gaulle, Entretien télévisé avec Michel Droit, 14 décembre 1965)

600 raisons de ne pas voter Sarkozy

samedi 18 février 2012

Tyranneau



Il l'aura bien cherché. La promesse d'une vaste déculottée du locataire élyséen fait chaud au coeur des démocrates, même si peau de l'ours ne peut encore être vendue.

On retiendra d'abord cet article, qui traduit assez bien la période détestable qu'il vient d'infliger à la société française, en se couvrant de la cape d'invisibilité de la crise pour avancer encore plus loin son projet ultra-libéral.

On retiendra ensuite l'entrée en campagne sur le thème des Valeurs, dans un Figaro Magazine encore plus servile que servile.

Le mot Valeur doit éveiller la méfiance : il fait partie de ces termes, qui, trop employés, signifient que la chose correspondante fait défaut... tout comme Citoyenneté, Ethique, Laïcité, Démocratie...

Mots-valises commodes, mais qui ne signifient rien d'autre que leur manque car il désignent d'abord des pratiques et des comportements qui doivent dans le même temps qu'ils sont prononcés être vérifiés dans une réalité sociale et politique pour être valablement employés. L'exercice ne pardonne pas s'agissant de Sarko.



Enfin, le bouquet : un premier discours de campagne dont un des motifs est le dialogue direct avec les Français. Et nous voici nous approchant à toute allure de cette société de cauchemard qu'un Michel Rocard avait un jour bien décrite : le pouvoir, le peuple... et la télé au milieu. Associations, syndicats, corps intermédiaires, contre-pouvoirs organisés, régulations institutionnelles : au rebut de l'histoire...

Point n'est besoin d'épiloguer pour désigner la pente sur laquelle ce candidat nous précipite


samedi 11 février 2012

samedi 7 janvier 2012

On n'est jamais aussi bien battu que par soi même



Qui les ressuscitera, pour de vrai, les Shadoks ?

Ils pompent toujours. Et que j'aime ce proverbe Shadok : On n'est jamais aussi bien battu que par soi même.

Toute ressemblance avec des situations présentement existantes serait-elle purement fortuite... Et pourquoi donc, 46 ans après, pense-ton encore à ces désespérants et pitoyables animaux politiques ?







lundi 19 décembre 2011

Changement d'ère

- Le bureau officiel de la statistique dit qu'un américain sur six est sous le seuil de pauvreté !
- Et vous voudriez que je paie pour cette mauvaise décision d'être pauvre ?

Deux longs mois sans message sur le blog "En attendant" : voilà qui mérite explication. C'est qu'un blog, ce n'est pas la réalité... et la réalité nationale, européenne, internationale, à bien des égards révolutionnaire, avait beaucoup à offrir dans la période.

Résumons : alertes sur l'endettement public, attaques contre la zone Euro, leadership économique des pays émergents. L'avantage des crises, il faut bien qu'il y en ait, c'est qu'elles dévoilent de manière particulièrement évidente les mécanismes économiques mis en oeuvre par les pouvoirs politiques et économiques.

Alertes sur l'endettement public : cet endettement serait sans doute bien moindre en France si le gouvernement n'avait pas multiplié les cadeaux fiscaux et autres complaisances ni dépensé sans compter pour renflouer les banques en 2008. Ajoutons que si l'endettement public est un indice du bien vivre ensemble - comme il devrait l'être - et qu'en la matière le contrôle et la rigueur de la dépense doivent être de mise, l'exemple ne vient pas d'en haut : la seule application de la TVA à 5,5% à la restauration ruine les efforts représentés par la suppression d'un poste de fonctionnaire d'Etatsur deux au départ en retraite, pratique mise en oeuvre il y a trois années déjà. Alors, comment ne pas penser que l'endettement public est bien creusé par une politique droitière, clientéliste et au final aberrante ?



Attaques contre la zone Euro : mais comment entendre sans bouillir ces cris d'orfraies ? Qui au juste parmi les responsables un peu avertis ignorait que le péché originel fondateur de l'Euro se paierait cash un beau jour, qui semble bien être advenu ? L'addition est lourde, des approximations et de la médiocrité des dirigeants européens de ces dernières années : admission dans la zone Euro de pays qui n'ont rien à y faire, absence de gouvernance économique intégrée, transformant la monnaie commune en chèque en blanc pour le sud de l'Europe, affaiblissement des institutions communes de l'Union européenne au profit d'une logique intergouvernementale où le tandem essoufflé Merkozy, politiquement en bout de course dans leurs pays respectifs, dicte sa pauvre loi à tous les autres dirigeants, qui valsent d'ailleurs au gré des notations et des marchés.

A gauche : les manifestants de Wall Street, incarcérés pour avoir protesté
A droite : les banquiers de Wall Street, incarcérés pour avoir détruit l'économie mondiale

Leadership économique des pays émergents : encore une fois, comment s'étonner du rôle éminent des BRICS, qui croulent sous les liquidités, mais aussi sous les injustices, la maltraitance de leurs populations, l'indigence de leurs services publics, les inégalités économiques abyssales... Est-ce vraiment ce modèle qu'il faut adapter pour s'en sortir ? Pas certain. En tout cas on n'en a pas envie.

(Dîner d'Etat pour la Chine)
Ecoute, si tu veux m'emprunter de l'argent, tu n'as qu'à le dire !

Alors que faire ? Il appartiendra d'abord aux dirigeants politiques qui seront nouvellement élus en France et en Allemagne en 2012 et 2013 de rénover leur message... Car il faut, notamment en France, faire comprendre que l'argent public est infiniment respectable et qu'il doit être infiniment respecté dans son usage. Ensuite, enfin passer de l'autre côté de la rivière et ne pas rester au milieu du gué de l'Euro : instituer une vraie gouvernance économique européenne, à moins de 27 pays à l'évidence, organiser la convergence des économies, des niveaux de vie, des conditions sociales... Enfin ! 

Ou bien alors, revenir en arrière et replonger dans les facilités de l'inflation et du taux relatif des monnaies entre elles... Ce qui marque évidemment la fin de la monnaie commune.  Pourquoi pas, mais au moins le choix doit-il être clair.

En somme, quelques mois passionnants s'ouvrent à nous. Ardus aussi.

Une répartition en forme de coupe de Champagne
En haut, les plus riches possèdent 82.7% de la richesse mondiale